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20 septembre 2009
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Instructeurs
bénévoles .... jusqu'où ?
Il est vrai que
l'acquisition et le maintien de la qualification d'instructeur (FI) nécessitent
un investissement important en argent, en temps et en travail,
investissement qui n'est pas possible par tous ceux qui le souhaiteraient.
Les jeunes instructeurs
d'aujourd'hui, souvent en longue attente d'entrer dans une carrière
aéronautique professionnelle, comme les instructeurs plus anciens porteurs
d'une expertise et d'une expérience aéronautique élevées, ont de plus en plus
tendance devant les difficultés actuelles, à comparer leur
« position » à celle des instructeurs ou moniteurs d'autres
disciplines, sportives en particulier, qui bénéficient tous d'un statut et de
contreparties adaptés.
Paradoxe de notre
époque, la DGAC, service public financé par nos impôts, fait payer très cher le
moindre « coup de tampon » sur les innombrables documents
réglementaires qui jalonnent nos activités d'instructeur.
Pourtant, anomalie
curieuse, le FI bénévole et encore plus le FI/FE, n'est même pas assuré d'être
défrayé des dépenses qu'il est obligé d'engager pour remplir sa mission de
formateur ou testeur. De plus, il n'a droit à aucune contrepartie équitable à
son engagement bénévole, à l'expertise qu'il apporte et surtout aux lourdes
responsabilités qu'il assume.
Il est tout à fait
vrai, aussi, que l'engagement dévoué et désintéressé des instructeurs bénévoles
(90 % des instructeurs) est à l'origine de la réussite historique de l'aviation
légère en France.
De même, on sait
qu'aujourd'hui le bénévolat des instructeurs, et souvent aussi des mécaniciens,
est en grande partie la condition de la survie de la majorité des aéroclubs.
Pourtant beaucoup estiment
qu'il n'est plus possible dans notre société de considérer les instructeurs de
clubs comme de « gentils animateurs » d'associations, toujours
sympathiques, mais dont les statuts autoproclamés et les habitudes de
fonctionnement sont assez peu compatibles avec une activité à caractère
technique très réglementée et à risques multiples, comme celle d'instructeur de
vol avion.
L'instructeur, élément
clef de la sécurité des vols, même bénévole, a droit à un minimum de
considération et surtout il a un besoin et un droit légitime à des
« contreparties » équitables et reconnues pour remplir avec sérénité,
efficacité et sécurité sa difficile mission.
L'ANPI ne va pas, comme
quelqu'un a osé le dire récemment, se transformer en syndicat, mais l'ANPI
entend soutenir les instructeurs et les aider à trouver un
« positionnement » qui soit à la hauteur du rôle qu'il jouent, des
contraintes qu'ils subissent et des responsabilités spécifiques qu'ils assument
au sein des clubs.
Paris, le 15 septembre 2009 Roger PESSIDOUS
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